Les travaux de reconstruction de Notre Dame pourront débuter en Janvier 2021.

L’archevêque de Paris Michel Aupetit a confirmé mardi 16 Juin que les travaux de reconstruction de la cathédrale Notre Dame, partiellement détruite par un incendie en 2019, pourraient commencer « en janvier 2021 », une fois passée la phase de consolidation de l’édifice.

« On finit toute la consolidation. Raisonnablement, on peut commencer les travaux en janvier 2021 », a-t-il déclaré à la presse lors de l’inauguration d’une exposition de dessins d’enfants représentant la cathédrale, sur la palissade de chantier, en présence de Jean-Louis Georgelin, chez des opérations de la reconstruction du joyau de l’art gothique.

« Il y a toujours des aléas. Mais c’est raisonnable de le penser », a-t-il ajouté, saluant par ailleurs, devant plusieurs dizaines d’écoliers présents, le « signe d’espérance » donné par les enfants avec leurs dessins.

Le chantier a connu de aléas. Il avait été retardé durant l’été par de mesures contre la contamination au plomb. Puis à l’automne et à l’hiver, les intempéries ont bloqués les travaux. Au printemps, le coronavirus a plongé le chantier dans le sommeil. Il a pu reprendre récemment avec notamment la dernière phase de la délicate opération de démontage de l’échafaudage de la flèche de Notre Dame, qui a commencé la semaine dernière.

L’ambition du président Emmanuel Macron est de redonner vie à la cathédrale d’ici 2024. Mgr Aupetit a également béni une réplique de la statue de Notre Dame, la Vierge au Pilier, installée depuis quelques jours sur le parvis.

Lu dans la newsletter de Batinfo du 17 Juin 2020 – www.batinfo.com

Philippe Starck signe son premier chai grand cru près de Bordeaux

Le designer Philippe Starck s’est associé à l’architecte Luc Arsène-Henry pour la réalisation d’un chai pour un grand cru bordelais, le château Les Carmes Haut Brion. Telle « une lame effilée jaillissant de l’eau », la structure se démarque par sa forme et sa partie immergée.

Le bâtiment compte 4 niveaux dont une partie immergée. L’édifice de 8m de haut en faîtage est posé au milieu de l’eau, tel un bateau renversé. Pour compenser la poussée d’Archimède et éviter son soulèvement, une série de pieux a été enfoncé sous terre, sur laquelle la dalle de béton du chai a été ancrée.

Le résultat est pour le moins surprenant! Il s’agit d’un bâtiment tout en longueur jaillisant du Peugue, rivière prenant naissance dans le port de Bordeaux terre, recouvert d’un aluminium aux tons bronze métallisé.

Peu de matériaux ont été utilisés mais ils ont été choisis pour leur aspect brut et leur « évidence fonctionnelle ». Ainsi le revêtement est réalisé en Alucobond (matériau composite mince 5mm : aluminium prélaqué – résine) séparé par un vide d’air de 15cm de la paroi béton. Elle aura le rôle de bouclier thermique, de cheminée par la circulation d’air évacuant les gaz toxiques mais aussi « de miroir à la végétation environnante » et « variations de teintes minérales rappelant le terrain où il a jailli » précise l’architecte. Les parois intérieures sont en béton brut matricé mais lissé au sol et au plafond.

Lu dans la newsletter de Batiactu du 28/06/2016 – www.batiactu.com

Terre cuite et Béton pour le musée Yves Saint Laurent à Marrakech

Le musée Yves Saint Laurent Marrakech, dédié au couturier et à son oeuvre, ouvrira ses portes au Maroc à l’automne 2017. Composé de terre cuite, béton, granito teinté de terre et de fragments de pierre du Maroc, ce nouveau bâtiment a été confié a cabinet d’architectes français Studio KO, fondé en 2014 par Olivier Marty et Karl Founier.

En parallèle de l’inauguration d’un musée à Paris en 2017, un autre musée Yves Saint Laurent s’ouvrira donc à l’automne de l’année prochaine à Marrakech, ville que le célèbre couturier avait découvert en 1966 et où il séjourna régulièrement.

Le bâtiment de 4 000m² abritera une partie de la collection de la Fondation Pierre Bergé – Yves Saint Laurent, qui comprend 5 000 vêtements et 15 000 accessoires de haute couture, ainsi que des dizaines de milliers de dessins et objets divers, aujourd’hui conservés à Paris. Il abritera également un espace d’exposition permanente de 400m² présentant l’oeuvre Yves Saint Laurent dans une scénographie originale de Christophe Martin, une salle d’exposition temporaire de 150m², un auditorium de 130 places, une librairie-boutique, un café-restaurant avec terrasse et une bibliothèque de recherche avec 5 000 ouvrages.

Il s’inscrira harmonieusement dans son environnement expliquent les architectes: « les briques en terre cuite qui parent toute la façade extérieure sont constitués de terre du Maroc et ont été fabriquées par un fournisseur local. Le granito en façade et au sol est contitué d’un agrégat de pierre et de marbre locaux. »

« Le musée Yves Saint Laurent mélange deux univers que nous connaissons bien et qui nous tiennent à coeur: la mode et le Maroc » ont commenté les architectes du Studio KO.

Des mesures spéciales de conservation des textiles ont été mises en place par la Fondation Pierre Bergé – Yves Saint Laurent qui oeuvre depuis plus d’une décennie pour la préservation du patrimoine du couturier.

A lire dans la newsletter de Maison à Part – www.maisonapart.com

Une tour verte a poussé à Singapour

Dans la ville-jardin, pour lutter contre la pollution on fait pousser de la végétation… dans les gratte-ciel!

L’Oasia downtown Hotel, conçu par le cabinet d’architectes Woha, a été imaginé comme une succession de jardins empilés les uns sur les autres. Une façon de lutter contre l’étalement urbain et le réchauffement climatique.

Après les super-arbres géants de Gardens by the Bay et après le projet « Jewel » de l’aéroport Changi, une autre construction vient renforcer cette réputation: la tour Oasia. Haute de 27 étages, elle n’abrite pas moins de 4 jardins suspendus: le Soho Sky Garden, au 6ème niveau, l’Hotel Sky Garden au 12ème, l’Hotel club Garden au 21ème et le Roof Sky Garden au dernier étage.

Sa façade, pour l’instant rougeoyante, devrait rapidement verdir. Les panneaux en résille d’aluminium vont en effet se recouvrir d’une vingtaine de variétés de vigne-vierge et autres plantes grimpantes tropicales.

L’immeuble se transformera donc en véritable forêt verticale, capable de lutter contre la pollution, en fixant du CO2 et des particules, et contre les îlots de chaleur. En plus du confort visuel, la conception ajourée de la tour permet à ses occupants de bénéficier d’une climatisation naturelle et gratuite.

Lu dans la newsletter de Batiactu du 30/08/2016 – www.batiactu.com

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